Comme vous le savez tous, moi, c’est Victorine, connue sous plusieurs surnoms (Vicky, Victo, Vic, Vivi, et compagnie). Certains diront que je suis très sociable, maladroite, sensible, susceptible, et j’en passe. D’ailleurs, ils n’ont pas tort. Je voulais plus parler de moi dans ce premier paragraphe #lanarcissique, mais si je commence, on n’en verra pas le bout. Donc autant me lancer et parler de cette école (vu qu’apparemment, même quand je termine, tout doit tourner autour d’elle).
Je suis arrivée en première secondaire : à cette époque-là, j’étais “la nouvelle”, hyperactive, extravertie (et peut-être un peu chiante — et franchement, ça n’a pas trop changé depuis) qui débarquait à l’École belge. Franchement, j’étais complètement dépaysée. Nouveau système, nouvelle ville, nouvelles habitudes, nouvelles têtes ... J’avais zéro envie d’être là, soyons honnêtes. Et chaque année — je dis bien CHAQUE ANNÉE jusqu’en 5e — je voulais soit changer d’école, soit rentrer à Kin. Mais comme vous pouvez vous en douter, ces projets n’ont pas été approuvés. Alors je suis restée, et j’ai fait de mon mieux.
Je vous épargne les détails de ma vie — on n’est pas dans mon journal intime après tout.
Je dirais que les connaissances que j’ai eues, et cette école aussi en soi, ont fait de moi la personne que je suis aujourd’hui. Que ce soit les programmes chez moi quand il n’y avait rien à faire en 2e, la 3e avec Monsieur Crispin, jusqu’à aujourd’hui avec mon diplôme ... J’ai vécu tellement de choses dans ce lieu, qu’elles soient positives ou négatives, mais toujours marquantes. Et si c’était à refaire, franchement, je le referais — mais je changerai quelques passages (comme ma 4e secondaire, par exemple).
J’aimerai aussi dire que, certes, j’ai beaucoup changé entre-temps — en bien, et parfois en moins bien. J’ai perdu un peu cette étincelle, cette petite fille toujours souriante et pleine de joie. Mais dans chaque histoire positive, il y a une part de négatif. Ne nous attardons pas dessus.
Je voulais aussi parler d’un des meilleurs moments de mon année, mais en choisir un, c’est comme oublier tous les autres. C’est comme mettre de côté tous ces événements magnifiques passés ici, et je ne veux pas en choisir un principalement pour le garder et oublier le reste. Je veux qu’ils soient tous ancrés dans ma mémoire comme mes préférés. Je ne veux pas qu’un seul se démarque, car ils ont tous leur place dans mon cœur ... J’ai aimé tous ces moments, que ce soit l’organisation du week-end sportif ou le voyage. Tous ces moments sont inoubliables.
J’ai fait d’incroyables rencontres dans ce milieu-ci, de mes copines à des gens qui sont plus que de simples connaissances, et toutes ces rencontres m’ont appris quelque chose (je ne vous dirai pas ce qu’on m’a appris — à vous de le vivre et de l’apprendre. Moi, personne ne m’avait prévenue).
Et j’ai tellement vécu, que ce soient des larmes de tristesse, de joie ou de fous rires. Je pense que personne n’aura vécu autant d’émotions en si peu de temps. Je me suis fait chasser du cours de M. Crispin, j’ai esquivé le repêchage de près. D’ailleurs, j’ai fait un parcours scolaire sans repêchage #OliviaPope (la go intelligente et déchargée en bas).
Et aujourd’hui, je suis partagée entre la tristesse et la joie de quitter ce lieu qui m’a vue grandir, qui m’a vue changer. J’ai tellement de choses à dire sur ce lieu : des week-ends sportifs aux fêtes de l’école, il y a tellement d’histoires à raconter. Et j’ai envie de toutes vous les dire, mais je ne saurais tellement pas par où commencer.
Vraiment, j’aimerais tellement que vous ayez la vision de ce que je raconte, parce que je vous promets : ça en vaut vraiment la peine. Je pourrais passer des jours et des nuits à parler de cette école, de ces années passées ici. Mais vous n’avez pas des jours et des nuits pour me lire. Alors sachez juste ceci : j’en parlerai dans mon livre.
J’aimerais tellement remercier tous ceux qui ont été là et qui sont entrés dans ma vie durant ces années-ci, et j’espère ne jamais perdre contact avec mes proches.
Ces années avec vous, et même juste cette année, ont été mémorables. Je vous remercie mille fois de m’avoir accompagnée tout ce temps. Et même pour ceux qui sont arrivés récemment, sachez que malgré le fait que ce chapitre de ma vie se ferme, il sera toujours une part de moi et le restera à jamais. Et pour vous, les prochaines générations : profitez à fond de votre secondaire. Vraiment. Ce sont des années que vous ne retrouverez pas. Faites- en des souvenirs inoubliables.
Merci l’EPBL pour ces années. Merci à tous aussi pour ces moments précieux passés ensemble. Sachez que vous avez marqué mon histoire, et je vous en suis mille fois reconnaissante.
Et au revoir à tous, surtout. Ce fut un grand plaisir.
Victorine