La parole est à … Martin Umba, responsable du lavoir-pressing à l’école belge.

Bonjour tout le monde, je m’appelle Martin Umba et je travaille ici à l’école belge depuis 2009.

Mon travail consiste à laver tous les textiles de l’école. Cela peut aller des maillots de sport des élèves, à la literie des élèves de la crèche ou de la maternelle et aussi des vêtements de travail de tout le personnel de l’EPBL.

J’aime beaucoup ce métier car je m’y suis parfaitement habitué et en plus, dans mon local, il y a toujours cette agréable odeur de savon.

Je suis né à Likasi en 1968, marié et papa de 3 filles. J’habite dans le quartier Kilobelobe.

Le samedi j’aime me reposer et le dimanche je vais à l’église ».

Ma citation choisie :
« Je remercie la vie de m’avoir apporté tant de bonheur et de joie au travail et en famille ».

La parole est à … Céline Heylens, professeur de français de septembre 2016 à juin 2020

Je m’appelle Céline Heylens. J’ai donné cours de français à l’école belge de septembre 2016 à juin 2020. Mes premières expériences dans l’enseignement en Belgique m’ont très vite déçue. La routine de la vie active belge m’ennuyait. Du coup, lorsque mon compagnon Renaud Juste (aussi professeur à l’EPBL) a reçu une offre pour travailler à l’école belge, nous n’avons pas longtemps hésité. Quelques mois plus tard, nous débarquions à Lubumbashi pour quatre belles années.

J’ai énormément apprécié enseigner à l’école belge. Principalement grâce aux élèves avec lesquels j’ai partagé de nombreuses heures de cours. Leur envie d’apprendre, de progresser, cela m’a apporté quatre riches années d’enseignement. Ce que je retiens de l’école ce sont surtout les projets auxquels j’ai participé et l’entrain des élèves pour ceux-ci. Pour ne citer que quelques exemples : la file d’élèves pour louer les nouvelles BD que nous ramenions de Belgique pour la bibliothèque, la sortie des nouveaux numéros du journal de l’école après de longues heures de travail, les voyages à la découverte du Congo (à Kakanda ou Bunkeya) même si je suis rentrée de l’un d’eux avec une sacrée malaria, le succès fou de la dernière soirée des rhétos, les matchs de volley des profs au weekend sportif…

Depuis mon retour en Belgique, j’enseigne toujours le français. Les élèves sont souvent plus compliqués et les écoles plus austères (cela manque de palmiers et de soleil par ici). Je consacre également une grande partie de mon temps à mes deux petits garçons qui sont venus embellir notre famille il y a maintenant deux ans.

Ma citation :
« En Afrique, je suivais le sillage du destin, fait de hasard et d’un espoir infini. En Europe, je marche dans le long tunnel de la performance qui conduit à des objectifs biens définis. Ici, point de hasard, chaque pas mène vers un résultat escompté ; l’espoir se mesure au degré de combativité. »
Fatou Diome « Le ventre de l’Atlantique »

La parole est à … Romane Van Muylder, institutrice préscolaire en petite section.

Je m’appelle Romane Van Muylder et j’enseigne en première maternelle.

Tout d’abord, je vais me présenter sur le plan privé ensuite sur mon expérience professionnelle et la méthode de travail que je prime.

J’ai été habituée en primaire aux méthodes traditionnelles et apprendre de cette manière ne me convenait pas ou peu ; j’avais besoin de vivre, manipuler, de temps et de douceur pour comprendre.

Pourtant, j’aimais l’école et j’adorais apprendre. Ensuite, plus grande adolescente, j’ai toujours eu un lien avec l’innocence et la soif d’apprendre des petits (« Qu’est-ce que c’est ceci ? Pourquoi cela ? … »).

Cela me fascinait et dès mes 16 ans, j’ai été animatrice en plaine de vacances ou pour des associations où je faisais des activités ludiques et éducatives et j’y prenais moi-même du plaisir.

Ensuite, j’ai été éducatrice et c’est à ce moment-là que j’ai su que je voulais apprendre aux enfants (en particulier aux petits) parce que comme le dit le Docteur Dodson dans son livre : « Tout se joue avant 6 ans ».

Dès le plus jeune âge, on a besoin de se sentir en sécurité, aimé, valorisé pour ce que nous sommes afin de pouvoir apprendre et d’obtenir des bases solides.

Plus tard, avec mes amies et collègues qui avaient des enfants, lorsque nous étions en vacances ,je passais pas mal de temps à jouer avec eux et l’on me répétait que je n’étais pas là pour ça mais c’était simplement parce que j’étais heureuse de faire revivre mon âme d’enfant à chaque fois.

Ce que j’aime le plus dans ma vie c’est le sport (la course à pied en particulier), ma famille, les enfants, les animaux, la nature et bien sûr manger.

Tous ces éléments font ma joie de vivre, comme dit la chanson de « Jean Stout et Pascal Bressy » :

« Il en faut peu pour être heureux
Vraiment très peu pour être heureux
Il faut se satisfaire du nécessaire
Un peu d’eau fraîche et de verdure
Que nous prodigue la nature
Quelques rayons de miel et de soleil. »

Je suis diplômée depuis juin 2019 de la haute école Galilée à Bruxelles.

L’expatriation n’est pas quelque chose d’inconnu pour moi. J’ai déjà travaillé deux belles années à l’école belge de Rabat.
J’y ai connu des moments enrichissants aussi bien avec mes collègues qu’avec des méthodes d’apprentissages.
J’y ai rencontré des gens formidables, une direction hors pair, c’est là que la phrase : « Les ami(e)s deviennent la famille » prend tout son sens.

Mon expérience et mon bagage pédagogique ont tout autant été enrichissants en Belgique même si les écoles, les attentes et le public sont bien différents.

Je suis rentrée en Belgique à la suite de mon accouchement et j’ai voulu y rester un peu plus d’une année.

J’aime vivre à l’étranger car c’est une expérience unique et différente : vivre des choses essentielles telles que la diversité des paysages. J’ai donc décidé de repartir cette fois avec mon fils.

Je souhaite que mon fils et moi-même puissions partager la joie, la générosité, l’optimisme de l’Afrique. Qu’il apprenne au fur et à mesure à s’ouvrir à une nouvelle culture, à la bienveillance et qu’il se nourrisse de valeurs essentielles.
Je trouve cela magique ce voyage à cœur ouvert qui relie chacun d’entre nous sans artifice, en vivant l’essentiel, à se lier, à apprendre l’un de l’autre et à faire grandir nos savoirs.

C’est pour cela que chaque année ma valise est prête et elle est remplie d’amour à donner :

Ma valise de classe servira à nous :
Valoriser, coopérer, oser prendre la parole, créer, imaginer, inventer, positiver (même s’il arrive que nous soyons en colère, triste…) ressentir de la gratitude, apprendre à recevoir, offrir un moment joyeux ensemble…

Avant de commencer : nous voulons apprendre avec amour et curiosité non pas parce que l’on nous aura forcé mais parce que dans le cas contraire rien n’aura de sens.

Nous réaliserons des « torrents de compliments ».
Chacun apprendra à se faire des compliments et exprimer ses sentiments car cela fait du bien.

C’est tout ce dont nous avons besoin cette année pour avancer.
Parce qu’un(e) enfant qui reçoit cette valise d’amour et cette cascade de gentillesse en ressort souriant et regonflé(e) à bloc pour commencer à fleurir dans le monde des grands et à être autonome et apprendre.

Les autres sont heureux de contribuer au bonheur de leurs camarades.

Je terminerai par la citation de Confucius (philosophe) :
« Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. »

La parole est à … Bryan Kabila, élève de 6ème année primaire dans la classe de monsieur Nicolas.

Bonjour je m’appelle Bryan Kabila et j’ai 11 ans. Je suis dans la classe de P6A et mon instituteur se nomme monsieur Nicolas Ruelle. Mr Nicolas est très drôle car il fait de bonnes blagues.

Mes matières préférées sont les mathématiques et le français.

J’ai une sœur et un frère en secondaire et j’ai aussi une petite sœur en deuxième primaire.

J’ai envie de passer en secondaire pour y découvrir l’autre école.

J’aime le foot, le tennis et aussi le basket par contre j’aime un peu moins le golf.

Ici à l’EPBL, je pratique le parascolaire «foot» chaque vendredi de 12h à 13h30 et c’est génial.

Mes hobbys sont aussi les jeux : FC 24 et Fortnite.

Je vous souhaite un beau week-end.

La parole est à … Chancelle Ndongo, technicienne de surface pour la société Azuris.

Je travaille à l’EPBL depuis le mois de janvier de cette année mais je suis chez Azuris depuis 2023.

Je suis native de Lubumbashi et j’habite dans le quartier de Kalubwe.

J’ai 23 ans et je suis la 4ème dans une famille de 7 enfants.

Les week-ends, j’aime cuisiner et faire du shopping le samedi et le dimanche je vais à l’église.

Ici à l’école belge, je me plais beaucoup car j’aime mes horaires de travail. Je voudrais pouvoir y rester longtemps.

Ma citation choisie:
«Le travail brise la chaîne de la pauvreté et détruit la corde du besoin.»

La parole est à … Morgane Leurquin, professeure de langues modernes en section secondaire de 2020 à 2021.

Je m’appelle Morgane Leurquin et j’ai 32 ans. Je suis diplômée en langues et lettres modernes en anglais et espagnol depuis 2018. L’année dernière j’ai eu la chance de faire partie de l’équipe de l’EPBL en tant que professeure d’anglais en 4eme, 5eme et en rhéto.

Je garde un souvenir indélébile de cette année passée à Lubumbashi qui me manque énormément. J’y ai rencontré des personnes formidables à commencer par les élèves et les collègues avec qui nous avons formé une vraie famille.

Je suis maintenant de retour en Belgique et je continue d’enseigner l’anglais. Une chose est sûre, c’est que je suis revenue plus riche de cette magnifique expérience et j’en parle souvent à mes élèves actuels qui sont très curieux.

Dans la vie, j’aime la musique de tous genres et assister à des concerts. J’ai déjà une belle liste de spectacles derrière moi. Évidemment, voyager fait partie intégrante de mes passions. Grâce à l’expérience vécue à l’EPBL, j’ai eu l’opportunité de visiter plusieurs pays d’Afrique (la Tanzanie, la Namibie, l’Afrique du Sud…) qui m’ont tous marquée à leur manière.

S’imprégner d’autres cultures et d’autres paysages me nourrit énormément.

La photo que j’ai sélectionnée est une photo avec mes anciens élèves de H4B qui m’avaient fait la surprise d’organiser un goûter pour mon départ. Elle représente à merveille les liens forts qui ont été créés à l’EPBL. À travers cette photo, je me permets d’ailleurs d’avoir une grosse pensée pour chaque élève dont j’ai croisé la route l’année dernière. Merci à vous et bon vent!

La citation que j’ai choisie :
“No matter what people tell you, words and ideas can change the World.”
« Peu importe ce que l’on pourra vous dire, les mots et les idées peuvent changer le monde. »
(Robin Williams dans « Le cercle des poètes disparus »).

La parole est à … Samantha Sobkow, institutrice en 2ème année primaire.

Bonjour à tous, je m’appelle Samantha et je suis nouvelle enseignante depuis cette année dans notre belle école.

Du haut de mes 23 ans, j’ai décidé avec mon compagnon de partir enseigner à l’étranger.

Pourquoi cette motivation commune? Un stage effectué au Sénégal il y a deux ans de cela.

En effet, celui-ci m’a tellement émue par la gentillesse, la bienveillance et l’envie des élèves de venir à l’école que j’ai voulu réitérer l’expérience. Un choix qui était comme une évidence et qui l’est encore plus depuis que je suis arrivée ici à l’école belge.

Le plus dur de cette expérience n’est pas de quitter mon pays d’origine mais bien de quitter ma famille qui est pour moi mon pilier depuis que je suis née. Elle m’a tant permis d’évoluer et elle ne cesse de me manquer.

Néanmoins, grâce à notre belle équipe, je peux dire que je me sens sereine et intégrée dans cette nouvelle vie d’expatriée.

J’espère rester ici quelques années et m’épanouir davantage encore.

Ma citation choisie :
« Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. »
(Confucius)

La parole est à … Léo Xu Zhengrui, élève de 4ème année primaire dans la classe de madame Fany.

« Bonjour, je m’appelle Léo et je suis en P4a chez madame Fany.

J’aime les mathématiques et les activités artistiques.

Par contre, j’aime moins les sciences et le français.

A l’école belge, j’adore participer au cours de gymnastique et au cours d’informatique.

Cela fait 4 années que je suis arrivé de Chine à Lubumbashi.

Ici, je pratique le tennis et le golf mais je préfère le tennis.

Tous les samedis, je fais de l’art chez madame Suzy dans sa maison.

Je vous souhaite une bonne journée.

祝你有美好的一天 ».

La parole est à … Brigitte Ndaye, professeure de sciences économiques dans toutes les classes du secondaire à l’EPBL.

Bonjour tout le monde. Je suis Brigitte Ndaye, professeure de sciences économiques dans toutes les classes du secondaire à l’EPBL.

Diplômée de l’UCL-Mons en sciences économiques, j’ai exercé mes premières missions par le biais d’une ONG de développement de droit belge.

Ces missions m’ont amenée au Gabon, au Sénégal et en RDC.

Passionnée par tout ce qui m’entoure, le monde et tous ses changements : j’aime partager mes expériences avec les autres.
j’ai intégré le monde de l’enseignement en 2005 à Bruxelles.

Gardant toujours l’envie de travailler ailleurs, j’ai postulé pour les écoles belges de l’étranger.

J’ai été acceptée à Lubumbashi depuis 2022.

Mon départ de la Belgique a été plus difficile pour les membres de ma famille. Pour moi, c’était un nouveau chapitre de ma vie qui s’ouvrait.

Arrivée à Lubumbashi, je me suis tout de suite intégrée et j’ai été acceptée par mes collègues.

J’ai un contact facile avec élèves et je suis fière de contribuer à leurs apprentissages.

Ma citation choisie :
” On façonne les plantes par la culture et les hommes par l’éducation”. (Jean Jacques Rousseau)

La parole est à … Guy Capals, professeur de langues modernes en section secondaire de 2012 à 2021.

« Jambo Yenu, je m’appelle Guy Capals aka Copzer. J’ai enseigné le néerlandais et l’anglais de la première à la sixième secondaire de septembre 2012 à janvier 2021. Ces 8 années et demi ont été pour moi, tout comme pour ma femme Jolie et nos enfants Arno et Noa, des années très riches en rencontres avec des collègues passionné(e)s et des élèves inspirant(e)s, chacun(e) de manière unique.

J’ai énormément appris d’eux et je crois que cela a été réciproque.

En dehors des cours, j’ai de très bons souvenirs de toutes les fêtes de carnaval, des journées sportives, des actions humanitaires et bien sûr des voyages scolaires (Zanzibar, Dubai et surtout Cape Town) que nous avons pu organiser ensemble. Les personnes qui étaient présentes comprendront mes émotions.

Ce 23 août passé, j’ai eu le plaisir de pouvoir visiter l’école et de rencontrer quelques ex-collègues qui étaient sur place. Je les remercie d’ailleurs pour l’accueil chaleureux qu’ils m’avaient réservé. J’étais très content de voir et d’entendre que l’école continuait à toujours bien évoluer.

Je profite de l’occasion pour souhaiter à tout le monde une excellente année scolaire 2023-2024 ».
Ma citation préférée : « Kwenu kwetu ».

PS : le 30 juin passé, nous avons organisé un après-midi « michopo » très réussi chez nous à Bruxelles. Si cela inspire certains d’entre vous, n’hésitez pas de me contacter !

Ecole Privée Belge de Lubumbashi